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Diagonale Hendaye Dunkerque 20 au 23 Août 2026

gwénaël Hémon




Généralement une diagonale débute par un voyage en train. Mercredi 19 Août je monte, au petit matin, dans le train , direction Montparnasse , lorsque je rencontre Catherine, également adhérente au CRQC de Quimper, qui se rend au travail. Nous échangeons sur la semaine fédérale de Chateau Gontier et sur la nouvelle tarification de la SNCF. Maintenant lorsque l’on transporte un vélo sous house, sur une ligne TGV , l’on doit s’acquitter d’un coût de transport de 5 euros.J’arrive en fin d’après midi à Hendaye. Suite aux déconvenues de l’année dernière avec AIRBNB , j’ai réservé dans une auberge de jeunesse. Elle est idéalement située, rue Santiago, à 500 mètres du poste de police. Pour le repas du soir, le gérant me conseille de traverser la Bidassoa et d’aller dîner en Espagne.

Jeudi 20 août

Après le pointage du carnet de route à 5 heures rue de la Bohébie, j’emprunte la route de la corniche pour rejoindre Saint Jean de Luz. Mon éclairage du phare avant, alimenté par la dynamo, fonctionne normalement, par contre la prise usb pour la recharge du téléphone et du GPS ne fonctionne pas. Heureusement j’ai emmené dans mes sacoches une powerbank, comme alimentation de secours. Au lever du jour je traverse Guétary puis Bidart. A Bayonne en cherchant mon chemin, je passe à coté des arènes . Serge Tendil, m’avait informé la veille qu’il m’attendrait après la traversée de l Adour par le pont Henri Grenet. Ce matin à l’auberge de jeunesse, mon départ était trop matinal, pour bénéficier d’un café et celui qu’il m’offre dans une boulangerie, me fait du bien. Pour le début de la traversée des landes, ma route va suivre l’autoroute . Au Castet je profite d’une pause photo devant une maison Landaise, pour enfiler ma veste de pluie. Après la canicule de la semaine dernière, une fine pluie, qui ne va pas durer, vient me rafraîchir. Les conditions sont idéales pour faire du vélo, à part un petit vent défavorable que je devrais affronter toute la journée. Pour s’assurer d’éviter les feux de fôrets en cours , j’ai installé sur mon portable l’application Feux de fôrets. Au niveau de Labouheyre, je quitte la route parallèle à l’autoroute pour rejoindre Pissos. Je passe devant une parcelle de forets brûlée. A partir de Saint Magne, je vais emprunter la piste cyclable Hostens La Brède jusquà Cabanac et Villagrains . J’ai bien aperçu les panneaux piste cyclable fermée, pour risque d’incendie, mais il a plu dans la journée et il n’y a pas d’incendie déclaré, dans les environs !

Je traverse la Garonne vers 16h30 à Langoiran , puis je m’arrête au supermarché acheter mon repas du soir , composé essentiellement de salade de pâtes. A la sortie du supermarché, je suis accosté par un cyclo adepte du bivouac sauvage, qui essaye de me convaincre. Je lui réponds que, ce ne sera pas pour cette nuit car j’ai réservé une tente pour cyclo, au camping municipal de Chevanceaux, avec un accès aux douches.Je traverse des vignobles sur la route des vins de Bordeaux Grave et Sauternes. Après la traversée de la Dordogne à Libourne, j’arrive dans les Charentes. Les routes sont belles mais vallonnées. Je croise plusieurs groupes de cyclos avec une plaque de cadre, ce sont les participants du BRM 1000 la route des vignobles, parti de Mayenne. J’arrive au camping municipal de Chevanceaux vers 21 heures. Au préalable j’ai reçu par mail, le code de la barrière du camping et de la boite à clef pour accéder à ma cyclotente. C’est une formule que j’apprécie en diagonale, car on peut accéder à sa tente à toute heure de la nuit, sans accueil physique. Par contre il faut transporter un sac de couchage ou un bivy. 296 km D+1209

Vendredi 21 août

Pour cette seconde journée, le départ est fixé à 5 heures. Je m’apprête à enfourcher mon vélo, lorsque mon GPS s’éteint soudainement. J’essaye de comprendre ce qui se passe, je remets mon GPS à charger sur la powerbank et j’installe mon GPS de secours . C’est finalement avec une demi heure de retard que je quitte Chevanceaux. Je suis toujours dans les Charentes et il y a un peu de relief avec un léger vent défavorable, ce n’est pas aussi facile que je l’imaginais. Je serais vers 7h30

à Chateauneuf sur Charente pour une pause boulangerie.Mon itinéraire continue sur des petites routes avec peu de voitures ,Ruffec, Civray, puis pause déjeuner à l’intermarché de Gencay. J’ai choisi de contourner Poitiers par l’est, pour rejoindre Châtellerault. Après la traversée de Châtellerault je vais continuer sur des petites routes pour rejoindre Dangé saint Romain. Pour cette fin d’étape je vais emprunter la célèbre Nationale 10 qui passe par la Celle Saint Avant , Sainte Maure de Touraine . Il y a de la circulation et de longues lignes droites en cotes avec un pourcentage de 5%. Après Sainte Maure de Touraine, c’est la plaine et en cet fin d’après midi, des nuages apparaissent à l’horizon. J’espère arriver à mon hébergement avant l’orage . Celui ci éclate alors que je suis dans la plaine, et c’est sous une pluie diluvienne , ballotté par des rafales de vent, que je vais rejoindre Sorigny. Je trouve un abri dans l’entrée d’une galerie commerciale, pour m’habiller plus chaudement. Je suis transi de froid. J’étais en maillot manches courtes lorsque l’orage a éclaté. Il ne reste que 5 km pour finir l’étape , mais j’attends que l’orage se calme avant de repartir. Je rejoindrais avant 21 heures le domicile de Philippe à Montbazon dans le sud de Tours. Christian Raineau , sariste bien connu , m’y attend également. Pour préparer une diagonale, que je réalise fin août, j’ai l’habitude de participer à la semaine Fédérale. Cette année à Chateau Gontier, j’ai sympathisé avec Jean Philippe du club de Montbazon , qui est intéressé par la longue distance. Il envisage de réaliser son premier PBP en 2027 et peut être des diagonales dans le futur ?  Lorsque je l’avais informé que je passerais la nuit au sud de Tours , à l’hôtel, il s’était proposé de m’héberger pour la nuit. Ne pouvant finalement pas m’accueillir, c’est un de ces copains de club , Philippe,qui m’a offert le gîte et le couvert pour la nuit.




Pour la prochaine nuit, j’avais prévu de bivouaquer, mais après l’orage que je viens d’affronter, je réserve une nuit d’hôtel à Gournay en Bray, avant de me coucher.


260 Km D+1974

Samedi 22 août

Après le petit déjeuner que m’a préparé philippe, je quitte son domicile vers 5 heures. Nous devrions nous revoir lors de la prochaine semaine fédérale de Redon. J’emprunte l’avenue de Grammont, lieu de l’arrivée de la course Paris Tours, pour traverser le Cher. Puis je traverse la Loire sur le pont suspendu de Saint Symphorien , qui me conduira au centre ville de Tours avec un passage devant la cathédrale. Je passerais ensuite par Nouzilly Monthodon avec une pause boulangerie à Montoire sur le Loir. J’entre dans le Perche, par le village le Gault du Perche . J’atteindrais vers 12h30, le village de La Loupe, pour la pause ravitaillement dans une supérette. Je fais remarquer à la gérante que la région n’est pas plate. J’ai choisi de traverser le perche, en connaissance de cause, car je souhaitais éviter les plaines autour de Chartres . Lors d’une précédente diagonale ,Brest Strasbourg, j’avais trouvé monotone et pénible la traversée de la plaine par Chartres, avec un vent de face et la cathédrale en ligne de mire pendant plusieurs heures.

Je reçois un message de l’hôtel pour m’informer que la réception sera fermée après 22 h00 et qu’il faut arriver avant cette heure. Aujourd’hui le vent est toujours orienté  au nord, donc de face, et il y a du dénivelé, j’arriverais vers 23 heures au mieux ! Je leur envoie un message pour demander d’annuler la chambre. Dans l’après-midi je passerais par Senonches , Nonancourt, avant d’arriver à Vernon à 20 heures pour la traversée de la Seine. Je fais une halte dîner sur un banc public, pour manger les salades que j’ai achetées dans l’après midi et m’équiper en mode nuit. Je reçois un appel téléphonique de l’hôtel. Je confirme que j’arriverais bien après 22 heures et nous trouvons un accord : je dois les appeler lorsque je serais sur place. Après la traversée de la Seine, je me retrouve dans une vallée encaissée , boisée, avec des troncs d’arbres sur le coté. On se croirait dans les Vosges. Après une longue montée je traverse un plateau avant de traverser la vallée suivante. La nuit tombe , je découvre le bocage Normand, sur des petites routes avec des montées raides pour s’extraire des vallées ( Tourny Etrépagny Neuf Marché). Vers 22heures , je ressens la fatigue de la journée et je me serais bien arrêter pour un bivouac dans un abri bus en bois, mais je continue car une chambre d’hôtel m’attend. J’arrive à minuit 15 devant la porte fermée de l’hôtel à Gournay en Brais.

Lorsque j’appelle le gérant de l’hôtel, il commence par me faire remarquer l’heure extrêmement tardive de mon arrivée. Je lui explique que lorsque l’on fait du cyclotourisme, on ne maîtrise pas tous les éléments. J’ai été surpris par la difficulté du relief de la région, et j’ai affronté un vent de face toute la journée. Il consent finalement à appeler un de ses salariés qui loge dans l’hôtel, afin de venir ouvrir la porte. La chambre est propre spacieuse et confortable.

301 Km D+ 1977

Dimanche 23 Août

Sur ma feuille de route j’avais prévu un départ à 5 heures, mais les délais me permettent de repousser mon départ de 2 heures soit à 7h00. La chambre est équipée d’une bouilloire pour me préparer un café chaud avant de partir. Dans la matinée je passerais par Aumale, puis Oisemont. Ce dimanche matin, l’Intermarché est ouvert, ce qui me permet d’acheter mes provisions pour la journée et de tamponner mon carnet de route. Pour ce dernier jour de diagonale, le vent est toujours orienté au nord et plus soutenu que les jours précédents. Ce vent de face et la succession de longues côtes, sur la route de Abbeville Fruges Fauquemberges, rendent cet après- midi plus difficile que je l’imaginais. Je suis à l’ouvrage et il faut rester concentré pour continuer à avancer régulièrement. Je traverserais Saint Omer en fin d’après midi. A partir de Saint Omer le relief s’efface et je vais longer les canaux : Canal de la haute Colme. Je découvre les cultures de lin coupé, qui sèchent au soleil. C’est une culture que nous ne connaissons pas en Bretagne . En début de soirée je serais Quai des Hollandais à Dunkerque. 210 Km D+ 1449




Diagonale 1 067 Km D+ 6 609

Retour de diagonale en Cyclocamping

Lundi matin avant de quitter Dunkerque, j’ai été récupérer ma mini tente dans un locker Mondial relais, puis retour en 4 jours jusqu’à la gare de Dol de Bretagne. Première étape jusqu’à la baie de somme.

Mardi Le Tréport Dieppe découverte de la vélo maritime puis traversée de la Seine par le bac de Quilleboeuf

Mercredi Trouville Deauville Caen puis le bocage normand et ses côtes

Jeudi Avranches Le Mont Saint Michel avant un retour en train à partir de la gare de Dol de Bretagne

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